Bonjour.
Nous aimons les films en équilibre incertain. Nos films documentaires sont des voyages sensibles au cœur de sujets graves, d’évolutions sociétales, artistiques, culturelles, pour comprendre le monde, les hommes qui l’habitent, les mille et une manières d’agir sur le réel avec imagination, créativité, sensibilité.
Notre engagement s’accompagne d’une volonté de faire émerger des œuvres qui s’inscrivent dans la durée, privilégient les projets qui affirment un regard et une intention rigoureuse.
Bonnes projections.
Marie-Laurence et Franck Delaunay, producteurs.
Le déménagement
de Catherine Rechard
du 9 au 22 mai à Rennes au cinéma Arvor à 18 h 15

A Rennes, comme dans d’autres villes françaises la Maison d’arrêt construite au début du 20e siècle déserte le centre ville au profit d’un Centre Pénitentiaire de 690 places en périphérie.
Alors que le déménagement approche, les personnes détenues et les personnels ont une seule et même question : que sera la vie dans cette nouvelle prison ?
Dans les deux établissements, le film s’interroge avec les personnages, sur la façon dont l'architecture interfère dans le mode de fonctionnement d'une prison et le lien entre la modernisation des locaux et l’amélioration de la vie en détention.
Au-delà de la prison, il questionne le postulat selon lequel, nouveauté et avancée technologique signifient nécessairement, mieux-être et progrès.
Dans ce film, les personnes détenues ont fait lchoix de s’exprimer à visage découvert, en accord avec la législation sur le droit à l’image.Pourtant, l’administration pénitentiaire entend imposer l’anonymat physique pour les diffusions télévisuelles, exerçant ainsi une forme de censure sur ce film qui va à la rencontre des personnes incarcérées et donne à voir l’humanité qui perdure derrière les murs.
Le site www.ledemenagement-lefilm.com
précise les conditions de réalisation de ce film et présente la lettre ouverte à monsieur le Garde des sceaux, monsieur le Ministre de la justice et des libertés et à monsieur le Ministre de la culture et de la communication.
Une coproduction Candela, France Télévisions, TVR 35 Bretagne avec le soutien de la Région Bretagne, de la Procirep –société des producteurs, et de l’Angoa, et du Centre National du cinéma et de l’image animée. France / 54’ / 2011
Visionner le reportage de France 3 ici
Sarajevo à l'heure Bosnienne
de Emmanuelle Sabouraud
Candela Productions a le plaisir de vous présenter le premier film d'Emmanuelle Sabouraud qui travaille régulièrement en tant qu'ingénieure du son.
Marie et François se sont arrêtés à Sarajevo pour y vivre quelques mois à « l’heure bosnienne ». Des photos de la ville, des portraits et des rencontres nourrissent leur projet photographique. Nous les filmons dans leur approche de la ville et par leur intermédiaire, nous rencontrons des Bosniens.
Face à l’appareil photo ou face à la caméra, chacun d’entre eux, raconte Sarajevo aujourd’hui, quinze ans après les accords de Dayton. Enfants au moment du conflit, ils sont aujourd’hui des adultes trentenaires confrontés à la situation ethnique, économique et politique du pays. Les photos se mêlent aux images filmées. Les paroles et les regards se croisent. Un tissu d’échanges se construit entre les photographes, les personnes photographiées et l’équipe de tournage. E. Sabouraud

La galerie photographique Le Carré d'art de Chartes de Bretagne, propose du 31 mai au 30 juin, l'exposition "Allô, ici Sarajevo" des photographes Marie Färber et François Eluard.
A cette occasion, "Sarajevo à l'heure Bosnienne" sera diffusé le 7 juin lors du vernissage de l'exposition
actuellement sur TV Rennes, Tebeo, Tytélé
Interview de la réalisatrice et du producteur sur Radio Lazer ici
‘t r a v e r s e’
de Chantal Gresset
La marche, le passage, la répétition, le rêve du passage, l’acharnement à..., occupent la vie des populations en cet endroit du globe, entre Mexique et Etats-Unis, où le passage à l’étranger est symbole et symptôme. Tous sont aspirés vers ce même objet, occupés par lui ou de lui : le passage.
Passeur et Passage : ‘t r a v e r s e’ est contenu dans ‘ce désir du saut’, cette ‘tentation du mur’, et l’interrogation de cette aimantation : l’inscription au centre de l’être, l’ancrage dans sa géographie intime. Cette forme d’obsession, cette habitation, cette aimantation de tous constitue le cœur du film.
Les formes qu’elle adopte guident la construction du film, en spirale et répétitions. C’est son centre de gravité. L’ensemble du dispositif, en forme d’enquête esthétique, nous dit tout autant que la parole et le mouvement cette ‘occupation’ intérieure, personnelle et commune. ‘t r a v e r s e’ est une tentative de mise à plat de cette énigme de l’aimantation du passage, coûte que coûte.
‘t r a v e r s e’ est la nouvelle étape du projet FRONTIERE mené depuis 2006 par Chantal Gresset pour le Théâtre de L’Arpenteur pour mémoire : 2008 : ‘Les effacés’ roman écrit par Sylvain Coher ı ‘comme une ligne rouge dans la mer’ film réalisé par Chantal Gresset et Richard Volante ı 2009 : ‘Les effacés-chapitre’, petite forme théâtrale aléatoire avec Sylvain Coher et Olivier Mellano ı ‘Prends soin de l’ours’ création théâtrale, écrite par Chantal Gresset en collaboration avec Sylvain Coher.
Le chant des mers
de Christophe Rey
À 62 ans Alain Jégou est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages, de poésie pour la plupart, dont « Passe Ouest - Ikaria LO 686070 » qui a été récompensé par le prix Xavier Grall 2008 et le prix Henri Quéffelec au Festival Livre et Mer de Concarneau de la même année.
C’est principalement dans ce recueil de textes qu’Alain Jégou se frotte à l’univers sans compromission et sans demi-mesure du travail qui fut le sien pendant près d’une trentaine d’années, le métier de marin pêcheur.
À travers quelques-uns de ses poèmes, ponctués d’une errance un peu rock, « Le chant des mers » dresse un portrait de cet homme épris de liberté, droit dans ses idéaux et dans ses choix de vie ; de cet artiste pour qui l’écriture est peut-être le terrain d’un même combat « à la vie, à la mort », qui fut celui qu’il mena contre une mer aux multiples visages.

Christophe Rey s’est presque fait une spécialité des films consacrés au livre *. Littéraire dans l’âme, aimant les mots et leur musicalité, il rend avec « Le chant des mers » un bel hommage à ce marin poète. Les textes d’Alain Jegou prennent tous leurs sens confrontés aux éléments qui les ont vu naître. La mer –tantôt charmeuse, tantôt boudeuse – est l’éternelle muse du poète. Le film la montre dans toute son étendue et sa beauté aux côtés d’un poète errant qui va à la rencontre de ceux qui l’ont inspiré.
Fort intérieur
Un film documentaire de Chris Pellerin 2012 -42'
Durant 18 mois, trois femmes en milieu carcéral se confrontent à l'exercice de l'autoportrait. Dans ce film, le temps de l'imaginaire se juxtapose à celui de l'enfermement. A la fois masquées et révélées, Louise, Titit et Enea se confrontent à leurs propres images et questionnent nos "prisons intérieures".
L'avant-première du samedi 12 mai au cinéma Arvor a réuni 60 personnes. Le débat a permis un échange intéressant sur le parti pris d'écriture et a également permis d'organiser prochainement une projection avec le SPIP et la Ligue de l'enseignement.